La ferme de la Courte

Vaste quadrilatère de briques majoritairement couvert de tuiles, implanté à la jonction de deux ruisseaux des bords de la Marque au nord du village, les bâtiments actuels constituent le pendant de la cense des Mottes (détruite) au sud de ce village de « Pont-à-Bovines ».

Son nom vient du latin de curtis (jardin). Une charte d’Arnould, seigneur de Cysoing, datant de 1002, en fait déjà mention. Ce site constitue l’une des censes seigneuriales à cour carrée qui ponctuent depuis des siècles le paysage agraire du Mélantois (le secteur de Lille-Seclin) et de la Pévèle (le secteur de Cysoing-Orchies).

Fief d’une centaine d’hectares, il fut durant huit siècles la propriété de l’abbaye bénédictine de St Amand. Lors de la Révolution, il fut acheté comme Bien national par un bourgeois de Lille, Urbain Virnot, puis revendu à un négociant qui le cédera, au milieu du XIXe siècle, au fermier de l’époque, dont la famille le possède toujours. Un pignon des écuries porte la date 1682 tandis que le porche-pigeonnier porte 1871 avec, côté cour, les initiales des six fils des propriétaires, Charles Deffontaines et de Louise Maës.

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